Posté le 15 Fév 2011 à 23h10  OUEST FRANCE
SM Caen. Une légende vieille comme le ballon rond prétend que le maintien se gagne d'abord à domicile. Toujours ? Il y a des exceptions. Malherbe espère allonger la liste en fin de saison.
Septième du classement à l'extérieur, dans la foulée des caïds ayant également remporté 4 matches loin de leur repaire, Caen voyage bien. Et c'est ce que lui permet d'être descendu de la « charrette » après son succès à Brest mi-janvier. 15 points engrangés sur 36 possibles, c'est largement au-dessus de la moyenne. Hélas cette capacité à gagner partout (Marseille, Lorient, Brest et Bordeaux) est nuancée par la même propension à perdre à domicile contre n'importe qui.
À d'Ornano, Caen n'a récolté que 12 points sur 33 (3 victoires, 3 nuls, 5 défaites). La 19e place du classement à domicile est significative du déficit à la maison. « Gagner à domicile, c'est important, rappelle le président Jean-François Fortin. Notre victoire à Bordeaux n'était pas vraiment programmée, il faut la confirmer à d'Ornano, très vite, surtout face à des adversaires directs. »
Cinq exemples à suivre
Cette réflexion concerne d'abord Valenciennes, hôte samedi. Mais cette faiblesse à domicile est-elle vraiment rédhibitoire dans la course au maintien ? Sur les 5 dernières saisons de L1, les 3 plus mauvaises équipes à la maison n'ont pas toutes été reléguées au printemps. A part en 2006, où le trio des condamnés Ajaccio - Strasbourg - Metz était aussi celui des cancres à domicile, au moins une équipe mal en point dans son antre a pu se sauver chaque année.
En 2007, le PSG, 18e à domicile avec 7 défaites et 5 nuls, avait compensé loin du Parc pour accrocher une 15e place finale. En 2008, au tour de Sochaux, dans le dur à Bonal (3 victoires, 9 nuls, 7 défaites) mais auteur de 7 succès et 5 nuls en voyage, 14e sur la ligne d'arrivée.
Idem pour Lorient et Le Mans en 2009 : les Merlus, 18e plus mauvaise équipe à domicile avec 7 défaites et 7 nuls, avaient grappillé 5 victoires et 8 nuls loin du Moustoir pour terminer le championnat en 10e position. Défait 9 fois à Léon-Bollée, Le Mans s'était aussi sauvé en accrochant la 16e place. En 2010, Nancy avait égaré 35 points sur 57 à Marcel-Picot, mais avait fini 12e grâce à 7 victoires et 5 nuls en déplacement !
Ces stats entretiennent l'espoir, mais Malherbe ne peut pas oublier que les équipes précitées demeurent des exceptions. Depuis 2005, sur 15 équipes condamnées en fin de saison, 10 figuraient aussi dans le trio des plus mauvais élèves de L1 à domicile.
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